Aparté avec Charline Malaval

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Aujourd’hui Mercredi 13 Janvier sort en librairie l’un des romans qui m’ait le plus touché et passionné ces derniers mois, pour tout vous dire ses personnages principaux, Fabiano et Josefa, sont encore quelque part dans mon esprit, j’ai nommé 🐦Le Chant du Perroquet 🐦de la talentueuse Charline Malaval aux Editions Préludes. Evidemment, je ne peux que vous inciter à le lire, d’une manière ou d’une autre, par ou par voie électronique. Voila ma chronique de ce beau roman, même si vous n’avez pas encore lu le bouquin, elle pourra vous en donner une première idée, d’autant que je m’efforce de toujours en préserver le cœur de l’intrigue. Charline Malaval, l’auteure, a gentiment pris le temps de répondre à mes questions et je l’en remercie encore pour cela.

🐦Quelques mots, tout d’abord, pour vous présenter Charline Malaval:

Née en France en 1984, elle y a grandit et fait ses études, a obtenu un doctorat, elle s’est ensuite expatriée à l’île Maurice, au Brésil, et elle exerce aujourd’hui sa profession au lycée français de Riga en Lettonie.

🐦Charline Malaval est déjà l’auteure de plusieurs romans:

Etrangères, Editions Lucien Souny, 2018

Le marin de Casablanca, Préludes Editions, 2019

Le chant du perroquet, Préludes Editions, 13 janvier 2021

TdL: Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur vous et sur votre parcours ? En fouillant sur Internet, je vois que vous êtes professeur de lettres à Riga (vous faîtes une envieuse…), que vous avez également enseigné au Brésil, à l’île Maurice, en Bulgarie et au Vanuatu.

CM: Après un Bac scientifique, j’ai suivi des études de lettres jusqu’à obtenir un Doctorat de Littérature Comparée que j’ai consacré, sans grande surprise, à la question du voyage durant l’entre-deux-guerres.

D’où vous vient cette envie d’ailleurs, L’île Maurice, le Maroc, maintenant le Brésil, qui transparait de vos trois romans ?

Après mon Doctorat je suis partie vivre à l’étranger. J’ai vécu dans 5 pays différents. J’avais très peu voyagé avant et ça a été un choc pour moi. Mais c’était ce que je voulais : être secouée, dépaysée, découvrir le monde. Si je parle d’ailleurs dans mes romans, c’est parce que c’est ce qui a nourri mon imaginaire durant ces 6 dernières années.

Dans les remerciements qui font suite au roman, vous dites votre fascination du Brésil, pouvez-vous m’en dire quelques mots ?

Le Brésil est mon premier pays d’expatriation. C’est un pays gigantesque, avec une richesse de paysages et cultures incroyable. Je dois avouer que j’ai eu un coup de foudre pour les Brésiliens en montant dans l’avion à Charles de Gaulle ! C’était début janvier. Il faisait gris, froid. Il tombait une sorte de pluie verglacée si dense que je pensais que nous ne pourrions jamais décoller et les Brésiliens qui rentraient chez eux parlaient fort, souriaient, riaient. Ce décalage était magique. J’ai ensuite découvert un peuple amoureux de son pays et de sa musique. Bien sûr, on ne peut pas généraliser mais j’ai très souvent constater que les Brésiliens étaient à l’aise avec leur corps, aimaient danser, étaient curieux de l’autre…

Bien avant d’y vivre, c’était un pays que je souhaitais découvrir depuis longtemps. Au cours de mes études, j’ai eu pour camarade de classe, Vagner, Brésilien. Il est devenu et est resté un de mes grands amis. Il m’a fait découvrir la culture de son pays avec beaucoup de passion : la littérature, la musique, le cinéma, son histoire, la langue… J’ai d’ailleurs étudié cette littérature par la suite. Je voulais donc très logiquement confronter la réalité et ce qu’il m’en avait dit.

En tant que prof de lettres, et auteure de trois romans publiés, vous êtes également une grande lectrice, je suppose. Quels genres littéraires vous attire ? Quels sont vos auteurs de prédilection ? Des lectures qui ont pu vous marquer ?

Tout d’abord, je lis beaucoup pour me documenter. Par exemple pour Le Chant du perroquet, j’ai lu beaucoup de livres sur l’histoire du Brésil, de la dictature, de la bossa-nova, sur Volkswagen, les pubs Volkswagen à travers l’histoire, etc… J’ai même un livre extrêmement détaillé sur la mécanique de tous les modèles de coccinelles ou Fuscas ! Pour « m’immerger », j’ai aussi lu des romans d’auteurs brésiliens comme Jorge Amado, Graciliano Ramos, Guimaraes Rosa, Clarice Lispector, Milton Hatoum, etc… Plus récemment j’ai d’ailleurs découvert Geovani Martins et Martha Batalha.

Sinon, je suis comme beaucoup de gens je crois, j’ai des périodes où j’aime me plonger dans certaines ambiances et je me concentre sur des polars nordiques avec Arnaldur Indridason, (j’ai très envie de lire Le Journal de ma disparition de Camilla Grebe), des romans russes avec Tolstoï, Dostoievski, Ludmila Oulitskaïa, Vassili Grossman, la littérature italienne avec Luca di Fulvio, Goliarda Sapienza et Silvia Avallone etc…

Mes auteurs de prédilection… C’est une question difficile et je crois que la réponse changera tout au long de ma vie de lectrice mais disons que mes grands coups de foudre littéraires je les ai eus avec des auteurs qui m’ont fait pleurer : Romain Gary, Tolstoï, Dostoïevski, Hemingway, Faulkner, Stefan Zweig, Moravia… Liste non exhaustive bien sûr!

Qu’est-ce qui vous a fait franchir le pas de l’écriture ?

Je dirais qu’il n’y a pas eu de pas à franchir puisque je ne peux pas faire autrement que d’écrire. C’est une nécessité pour moi. Aussi loin que je me souvienne, j’ai lu et écrit. Ma première histoire s’appelait L’Oiseau mangeur d’hommes et j’avais 6 ans. J’avais prévu le pliage du livre, la couverture, les illustrations, tout. Plus tard, je me suis essayée au roman, pas toujours avec succès. C’est un travail de longue haleine. Je voulais être publiée bien sûr mais si je ne l’avais pas été, j’écrirais encore.

Pouvez-vous me parler de la conception du Chant du Perroquet, qu’est-ce qui vous a décidé d’écrire sur le sujet ?

Le point de départ a été le perroquet. Dans la forêt brésilienne, j’ai eu l’occasion de voir en liberté des perroquets comme celui que je décris dans mon roman mais je ne savais pas grand chose de ces oiseaux. J’ai eu un élève, Antoine, passionné de perroquets et qui en possédait un d’ailleurs. A chaque début de cours, il me parlait de son perroquet et plus largement de ses recherches sur ces oiseaux. Un jour, il m’a dit qu’un perroquet ne s’attachait qu’à une seule personne et que si elle l’abandonnait ou disparaissait, il s’arrachait les plumes ou se laissait mourir. Cette anecdote m’a hantée pendant des semaines. A partir de là, j’ai construit l’histoire et imaginé les personnages qui ont gravité autour de lui.

Vous-êtes-vous inspirés d’histoires réelles pour créer celle de Fabiano, de Josefa ?

Pour leur histoire précisément, non. Ils n’ont pas existé. En revanche, comme je le disais plus haut, je me suis beaucoup documentée sur la vie des Brésiliens qui ont bâti Brasilia, sur celle des travailleurs des usines Volkswagen à São Paulo. Mes personnages, Fabiano et Josefa, ont d’ailleurs très bien connu Lula, l’ex-président du Brésil !

Puis-je avoir quelques indices sur votre prochain roman ?

Sans trop en dévoiler puisque je n’aime pas parler de mes romans tant qu’ils ne sont pas écrits, je peux vous dire qu’il se passe en Russie et en URSS (détail qui, je le sais, éveille votre curiosité) et mes héros sont des héroïnes

🐦Charline MALAVAL vit à Riga, je lui ai donc demandé quelques recommandations littéraires pour découvrir la Lettonie à travers la littérature:

Pour ce qui de la littérature lettone, avant de parler des auteurs lettons, peut-être pourriez-vous être intéressée par Les Chiens de Riga d’Henning Mankell qui se déroule peu après la chute du mur et qui témoigne du chaos qu’on connu les pays baltes notamment à cette période. Il y a En escarpins dans les neiges de Sibérie de Sandra Kalniete. (Sur un pays voisin, l’Estonie, mais vous le connaissez sans doute, il y a le magnifique Purge de Sofi Oksanen) Mais aussi Metal de Janis Jonevs, (les Lettons ont adoré ce livre et en ont fait un film Jelgava, 94), Mémoires des terres de sang de Inara Verzemnieks, et A l’ombre de la butte-aux-coqs de Osvalds Zebris

🐦Je pense que vous me lirez alors, encore une fois, merci Charline, de m’avoir consacré un peu de votre temps, merci à Préludes Editions de m’avoir permis de découvrir Le chant du perroquet, et merci à Netgalley.

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