unweekendalestlogo

#blog-littéraire #chronique-littéraire #bulgarie #un-week-end-a-l-est #sofia #littérature-bulgare

Cette fin de semaine, du 24 au 29 novembre, se tient à Paris (heureux Parisiens !) et pour sa cinquième édition, un week-end à l’est, le festival des cultures est-ouest.

Littérature, cinéma, concert, débats, arts visuels, « performances », il y en aura pour tous les goûts.

Je vous propose un tour d’horizon de ce festival dont je viens d’apprendre l’existence et qui ravit tous les amateurs de culture de l’Europe orientale !

Cette cinquième édition est consacrée à Sofia la Bulgare, après Varsovie, Kiev, Budapest et Belgrade les éditions précédentes.

Theodore Ushev, cinéaste d’animation, présidera le festival.

Guéorgui Gospodinov, l’auteur bulgare dont Gallimard vient de sortir son dernier titre en français, est invité d’honneur.

L’histoire du festival

Le festival est encore tout jeune, il est né en 2016 à l’initiative de deux femmes de lettre, deux éditrices, Vera Michalski et Brigitte Bouchard.

J’ai déjà eu l’occasion de parler de Vera Michalski auparavant, puisqu’elle n’est autre que la présidente de plusieurs maisons d’éditions, réunies au sein du groupe Libella, dont les fameuses Editions Noir sur Blanc, que j’affectionne.

Brigitte Bouchard est éditrice, elle était auparavant à la tête de la collection Notabilia chez ces mêmes éditions Noir sur Blanc qu’elle a tout juste quitté pour fonder son agence littéraire Le monte-charge culturel et des Editions Les Allusifs en 2021.

En quoi consiste plus exactement ce festival ?

« Chaque année, une ville d’Europe centrale ou orientale est mise à l’honneur à travers ses écrivains, ses philosophes, ses artistes, ses musiciens, ses photographes, ses cinéastes, ses chorégraphes, ses metteurs en scène… Une trentaine d’événements, déclinés sous forme de discussions, de conférences, d’expositions, de concerts, de projections ou de Master class, ouverts à tous, connaisseurs et néophytes, dans des lieux emblématiques du sixième arrondissement, dont l’Odéon Théâtre de l’Europe, les Beaux-Arts de Paris, le Christine Cinéma Club et la Librairie polonaise, offrent aux visiteurs une opportunité exceptionnelle de goûter à la création vivante des pays de l’Est. »

Au programme (non exhaustif), donc

Du cinéma

⭒ Projection de « WOMEN DO CRY » (2021, 1h47), de Mina Mileva et Vesela Kazakova Cinéma Nouvel Odéon

⭒ Le nouveau cinéma bulgare : FÉVRIER, DE Kamen Kalev, Christine Cinéma Club, VEN. 26 NOVEMBRE

Intimiste et contemplatif, Février est un éloge merveilleux à l’authenticité et au renoncement à la modernité. Proprement sublime. — Laurent Cambon, À voir, à lire.

ও Des expositions

⭒ LÀ OÙ LA VELEKA SE JETTE DANS LA MER NOIRE de Theodore Ushev, Aquarelles, Mairie du 6e arrondissement


⭒ THE MARRIAGE OF HEAVEN AND HELL de Nina Kovacheva, Dessins à l’encre de Chine, Galerie du CROUS

ও De la littérature

À la rencontre de Théodora Dimova et de Guéorgui Gospodinov, INaLCO, JEU. 25 NOVEMBRE

De l’endroit le plus triste du monde, Au théâtre de l’Odéon, VEN. 26 NOVEMBRE

Hommage à Viktor Paskov et Yordan Raditchkov, à L’écume des pages, VEN. 26 NOVEMBRE

⭒ Rappelle-toi, les Balkans. Toute l’histoire dans nos histoires, à La librairie polonaise, SAM. 27 NOVEMBRE

Le baiser du temps : une rencontre avec Aksinia Mihaylova, à La librairie polonaise, SAM. 27 NOVEMBRE

Rencontre avec la romancière et dramaturge, Théodora Dimova, à La librairie polonaise, DIM. 28 NOVEMBRE

⭒ Nous, Guéorgui Gospodinov. Le labyrinthe de la mélancolie, à La librairie polonaise, DIM. 28 NOVEMBRE

Des arts visuels

UNE PHOTOGRAPHIE DES BALKANS DEPUIS LE SEUIL DE LA CUISINE. RENCONTRE AVEC EUGENIA MAXIMOVA, Espace des femmes – Antoinette Fouque, SAM. 27 NOVEMBRE

Des concerts

SOFIA EN MUSIQUE, Église Saint-Sulpice, JEU. 25 NOVEMBRE

Et des auteur-e-s…

Théodora Dimova, fille de l’écrivain Dimitar Dimov, a reçu le prix du roman bulgare de l’année pour Les Dévastés

En 2001 paraît son premier roman, Emine, puis Mères (prix Razvitié, 2004) et Adriana (2007), tous deux traduits du bulgare par Marie Vrinat-Nikolov. Son dernier roman, Les Dévastés, à paraître, a été élu roman bulgare de l’année 2020.

Guéorgui Gospodinov  auteur de plusieurs romans, recueils de nouvelles et de poésie, dont

Un roman naturel (Intervalles, 2015)

Physique de la mélancolie (éditions Intervalles, Prix Jan Michalski de littérature 2016) a inspiré l’un de ses plus beaux films au cinéaste d’animation Theodore Ushev  : Physique de la tristesse (2019).

Tous nos corps, un recueil de nouvelles (Intervalles, 2020)

Le pays du passé, (Gallimard, 2021), Prix Strega européen de l’année.

Viktor Paskov

Victor Paskov, diplômé du Conservatoire de Leipzig, vivait à Sofia (Bulgarie) où il est né en 1949. Il était musicien, cinéaste et écrivain. Il est décédé le 16 avril 2009.

Ballade pour Georg Henig, Editions de l’Aube

Yordan Raditchkov

Les cours obscurs, Gallimard

Kapka Kassabova est l’auteure de plusieurs recueils de poésie, de romans et de récits. Lisière, dont voici ma chronique ici, et à L’Écho du lac (traduits de l’anglais par Morgane Saysana aux éditions Marchialy, en 2020 et 2021)

Aksinia Mihaylova auteure de six recueils de poésie en bulgare, dont Déboutonner le corps (2011, Prix national de poésie Hristo Fotev et Prix national de littérature Miloch Ziapkov en 2012) et de deux romans en français, tous deux publiés chez Gallimard (Collection Blanche) : Ciel à perdre (Prix Apollinaire 2014) et Le baiser du temps (2019, Prix Max-Jacob 2020).

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :