Si tu étais là

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Lorsqu’une mystérieuse superwoman sauve in extremis un adolescent tombé sur les voies du métro new-yorkais, McKenna Jordan pense tenir une histoire en or.

En tentant d’identifier l’héroïne, volatilisée comme par magie, la journaliste – et ancienne procureure adjointe – met la main sur une vidéo de l’incident. Contre toute attente, elle croit y reconnaître une amie chère disparue dix ans plus tôt sans laisser de traces. Ébranlée dans ses certitudes, McKenna va replonger dans cet épisode douloureux de son passé. Persuadée que ce fantôme veut être retrouvé, elle enclenche alors malgré elle les rouages d’une affaire aux ramifications obscures, mettant à vif d’intimes blessures…

Alafair Burke

384 p.

Presses de la Cité

If You Were Here, 2013

Une traduction de Séverine Gupta

Ma Note

Note : 2.5 sur 5.

Quelqu’un voulait que les lumières demeurent éteintes. Et elle allait les rallumer.

J’ai toujours un faible pour les histoires de disparition, celles qui mettent à jour des béances dans les vies que tout a chacun essaie de dissimuler derrière un mur de faux-semblants. J’ai choisie ce titre sans hésiter dans le catalogue Netgalley de la Maison d’Éditions Presses de la Cité. Alafair Burke est une romancière américaine, je l’ai découvert après ma lecture, elle est la fille de James Lee Burke, également auteur de polars. Elle a déjà une poignée de titres au compteur, dont deux cycles qui ont pour protagoniste principale deux femmes respectivement, l’une procureure, l’autre policière. Point de cela à ici, ou à peine, en effet, notre personnage principale McKenna est une ex-procureur reconvertie en journaliste suite à un procès dont les conséquences ont fini par lui coûter sa place.

Encore doté de ses réflexes de femme de loi, McKenna se retrouve confronté à un passé qui ne lui a pas laissé que de bons souvenirs : la disparition de son amie dix ans plus tôt, le désaveu à son encontre de la société en général, et du monde judiciaire en particulier, qui l’ont contraint à embrasser une autre carrière, celle de journaliste et d’auteure, en parallèle. Un début de roman à toute berzingue, une course-poursuite sur les quais du métro New-Yorkais, on n’a pas plus américain comme entrée en matière, dans la lignée des Experts à Manhattan. C’est certes très cliché, mais les faits sont là. Et les ressemblances s’arrêtent ici, point de police scientifique dans ce polar, Alafair Burke penche plutôt du côté des flics à l’ancienne. Pour revenir à l’intrigue même du roman, McKenna croit apercevoir un visage oublié, celui de son amie, Susan Hauptmann subitement portée disparue alors qu’elle semblait mener une vie heureuse, du moins sans histoire. McKenna avec ses nouveaux réflexes de journaliste va s’acharner à retrouver celle que tout le monde croit morte, ceux qui n’ont ni envie ni intérêt à la voir revenir.

Difficile de parler de ce roman tout en préservant le plaisir de la découverte au futur lecteur-e que vous serez peut-être, le résumé de la quatrième de couverture y parvient, il faut dire qu’il est assez succinct. Toujours est-il que le suspens et le mystère autour de cette disparition est bien entretenu, tout au long du roman, jusqu’au dénouement. Si on apprend à connaitre Susan, c’est d’abord à travers la vie de McKenna, qui voit réapparaître des tranches de souvenir de son passé, qu’elle aurait bien aimé laisser enterrer dans une coin de son cerveau. Si l’histoire ne se fait pas forcément remarquer par la qualité du style, l’accent très new-yorkais de ce roman nous apporte une narration ou les péripéties se succèdent bien vite et nous tiennent en haleine, la vie de McKenna entrecoupée de retours dans le passé pour que le lecteur sache qui est cette absente qui prend plaisir à troubler les vies de ceux qui furent ses amis .

Seuls les non-New-Yorkais pouvaient être surpris d’entendre Mallory parler de Time Square comme d’un « gros merdier ». Pour ceux-là – qui, comme la mère de McKenna, surnommaient la ville la « Grosse Pomme », la trouvaient stressante et n’y voyaient qu’un lieu à visiter mais surtout pas où habiter -, New York c’était Times Square. Mais pour les New-Yorkais, ce quartier donnait une mauvaise image de leur ville.

C’est un roman policier qui se lit simplement, le genre de titre que j’aime bien intercaler entre deux lectures plus exigeantes. Je ne suis pas certaine de relire Alafair Burke à l’avenir, j’ai tellement de romans policiers qui attendent d’être lus que j’ai la possibilité de diversifier mes lectures. À la décharge de l’auteure, je suis un peu lassée de ces romans qui prennent ces villes nord-américaines pour décor qui ne réservent plus vraiment de mystère, ni de charme, à mes yeux. Toujours est-il que le thème de la disparition de cette Susan a su me divertir jusqu’au bout.

– Les gens ne se volatilisent pas comme ça dans la nature. On n’a jamais retrouvé de corps. Je ne crois même pas qu’elle ait été officiellement déclarée morte.

Il retira sa main et secoua la tête.

– Tu es en train de réfuter ce que tu as toujours dit depuis que Susan a disparau. « Elle ne serait jamais partie comme ça. » C’est ce qu’on a tous expliqué à la police. Que quelque chose de terrible avait dû lui arriver. Et maintenant tu affirmes qu’elle est en pleine forme et qu’elle vit à New-York, après toutes ces années ?

– Je n’ai pas dit qu’elle va bien. Peut-être que, je ne sais pas – tu as entendu parler de ces gens qui ont un choc cérébral et qui ne savent même plus qui ils sont. Ils finissent par recommencer leur vie en partant de zéro.

– Susan, amnésique ? McKenna, arrête ton char.

Il se dirigea vers le réfrigérateur pour y prendre une bouteille d’eau. Quand il revint se rasseoir, il laissa un peu de distances entre eux.

– Elle est juste portée disparue, ça veut bien dire qu’elle est quelque part. Elle pourrait être de retour à New York. Tu vois bien que la femme de cette vidéo est le portrait craché de Susan.

– Ca fait dix ans qu’on ne l’a pas revue, McKeanna. Quant à cette image… elle est complètement floue. Tu as déja vécu ce calvaire. Tu as pleuré tous les jours pendant un mois. Cessé de manger. Tourné en rond dans Hell’s Kitchen des nuits entières pour tenter de la retrouver.

Pour aller plus loin avec Alafair Burke

Angela Powell est en apparence une femme comblée. Elle mène une vie confortable avec Jason, un brillant professeur d’économie devenu une personnalité médiatique, et leur fils de treize ans. Mais leur bonheur de façade se lézarde lorsqu’une stagiaire de son mari dépose plainte contre celui-ci pour comportement déplacé, puis qu’une de ses collaboratrices l’accuse de viol. De quoi donner à Angela l’impression qu’elle ne connaît sûrement pas si bien celui qui partage sa vie. Pourtant, face à l’obstination d’une enquêtrice coriace, elle choisit quand même de jouer son rôle d’épouse et de le défendre, envers et contre tout. La disparition soudaine d’une des deux jeunes femmes donne cependant une autre dimension à l’affaire. Tandis que la presse se repaît du scandale, Angela est tiraillée entre la honte, le doute et le besoin de préserver un sombre secret… 

Lorsqu’Olivia Randall, avocate pénaliste à New York, apprend que son ex, Jack Harris, est accusé d’avoir abattu trois personnes sur le front de mer de Manhattan, elle ne doute pas un instant de son innocence. Celui avec qui elle est sortie vingt ans plus tôt est un homme au-dessus de tout soupçon, père aimant d’une adolescente. Ce ne peut être qu’une grossière erreur. Olivia accepte donc de le représenter malgré leur passé chargé et une rupture difficile. Mais des preuves accablantes s’accumulent bientôt contre Jack. Quant à son alibi, une mystérieuse inconnue lui ayant donné rendez-vous par mail sur les lieux de la fusillade et qui reste introuvable, il semble douteux. Quelqu’un cherche-t-il à faire porter le chapeau à Jack, ou bien l’ex d’Olivia n’est-il pas celui qu’elle pense ? 

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